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Surdité et santé mentale : comprendre le lien invisible

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À l'occasion du 10 octobre, Journée mondiale de la santé mentale, il est essentiel de mettre en lumière des facteurs de vulnérabilité souvent négligés. Parmi eux, les troubles de l'audition jouent un rôle déterminant dans le bien-être psychologique.

L'installation insidieuse du déficit auditif

Ce n’est un secret pour personne : dès 45 ans, l'audition baisse progressivement chez la plupart d’entre nous. On appelle cela la presbyacousie. Contrairement à la vue, pour laquelle le port de lunettes est largement normalisé, la baisse d'audition reste difficile à verbaliser. On minimise, on rejette la faute sur le bruit ambiant, jusqu'au jour où l'entourage s'impatiente. Et il faut bien le dire, la difficulté à faire répéter altère la fluidité des échanges.

De plus, le port de prothèses auditives améliore la perception sonore sans garantir une compréhension parfaite dans tous les environnements.

santé mentale

Du déficit auditif à la détresse psychologique

À force de ne plus parvenir à suivre le fil des conversations, le réflexe naturel devient le retrait. C'est précisément là que réside le basculement vers des enjeux de santé mentale : l'isolement.

L'isolement prolongé constitue un terrain très favorable à la détresse psychologique, aux syndromes dépressifs et au mal-être profond. Selon les données du Baromètre Santé analysées par l'UNISDA (Union Nationale pour l’Insertion Sociale du Déficient Auditif), 48 % des personnes sourdes, malentendantes ou acouphéniques déclarent souffrir de détresse psychologique.

Sensibiliser pour prévenir

La prise en compte de la santé auditive est un levier majeur de prévention en santé mentale. N'attendons pas l'isolement social ou professionnel pour aborder ces questions.

Pour approfondir le sujet :

Par Odile FUCHS
Le 10 octobre 2026

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